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Venue de la Ministre de l'Enseignement Supérieure et de la Recherche

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Venue de la Ministre de l'Enseignement Supérieure et de la Recherche

« Les I.U.T. (...) fer de lance des universités pour tout ce qui concerne la professionnalisation des études, les relations avec les entreprises et la prise en charge de différents types de bacheliers. »

C'est au sein de notre IUT que Geneviève FIORASO, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de La Recherche, a choisi de faire son discours de rentrée universitaire, lundi 9 septembre 2013.

« c'est dans cet I.U.T., qui a entrepris une belle rénovation architecturale, et qui a mis en place un ambitieux projet global en faveur de la réussite étudiante, que je voulais évoquer avec vous les mesures que nous avons prises pour la réussite et l'insertion professionnelle de tous les étudiants. »

Le programme de cette visite était constituée de trois temps forts :

  • la visite de L’IUT, et plus particulièrement des bâtiments en cours de rénovation

  • une table ronde animée par Jean-Luc Clédy, directeur de L’IUT, portant sur les thèmes de la réussite des étudiants en IUT -et notamment des bacheliers technologiques- et de l'alternance

  • le discours de Mme La Ministre

Extraits du discours de Mme Fioraso

Tout au long de son discours, la ministre a tenu à souligner le rôle essentiel des IUT pour soutenir les objectifs du Gouvernement : la réussite étudiante et la démocratisation de l'enseignement supérieur.

Notre IUT a été choisi par Mme FIORASO, parce qu'il démontre que ces objectifs sont réalisables :

« Ce que vous avez entrepris ici, à Angers, au service des étudiants et de leur réussite, est tout à fait remarquable. Ce qui caractérise les I.U.T. et le vôtre en particulier, c'est une organisation globale en faveur de la réussite étudiante.(...) Je sais que l'I.U.T. d'Angers-Cholet a toujours privilégié le recrutement des bacheliers technologiques. En témoignent les pourcentages de ces bacheliers que vous accueillez et qui sont parmi les plus élevés des Pays de la Loire. Dans votre Contrat d'Objectifs et de Moyens, vous aviez fixé un objectif cible de 33 % au terme de 2012, alors que la moyenne nationale était à 27%.

Pour cette rentrée, au niveau national, la moyenne progresse de 3 points, en atteignant 30 % de bacs technos en I.U.T., avant même la publication des décrets d'application de la loi.

Mais ici à Angers, vous avez encore anticipé et vous avez décidé de faire mieux. Dès 2013, vous avez fixé un objectif cible de 40 %. Vous avez déjà mis en œuvre l'esprit de la loi, en tenant compte des potentiels différents de chaque filière. Vous avez fixé la cible à 42 % pour 4 filières sur 6, et à 35 % pour les deux autres. En 2013, vos résultats globaux approchent 36 %, soit un gain de trois points en un an.

Cette action volontariste participe d'un projet d'ensemble, car toutes les conditions de la réussite sont nécessaires et solidaires.(...)

Je voudrais aussi insister sur votre projet de développement de l'alternance. Au cours des quatre dernières années, le nombre de vos contrats de professionnalisation est passé de 30 à 120. Le nombre de licences professionnelles en apprentissage est passé de 1 à 3. Vous projetez d'ouvrir chaque année deux nouvelles licences professionnelles en alternance.(...)

Nous sommes donc aujourd'hui dans un I.U.T. qui réussit, qui se montre réactif, innovant et entreprenant. Un I.U.T. qui entretient depuis longtemps d'excellentes relations avec son université et son écosystème et qui n'est pas troublé par des soucis de gouvernance.

La loi de 2007 a suscité des inquiétudes légitimes sur la place des I.U.T. dans la gouvernance des universités. Ce n'est pas un propos polémique. C'est un constat : les I.U.T. ont souvent eu du mal à trouver leur place dans les universités passées en R.C.E. Je considère que l'Etat doit être garant de la bonne coopération entre toutes les composantes de l'université.

Nous voulons donc redonner toute leur place aux I.U.T. au sein des universités.(...)

Ici, à Angers, le dialogue de gestion est remarquable, vos Contrats d'Objectifs et de Moyens pluriannuels sont aux normes, efficaces et dynamiques. Je vous en félicite.»

Discours dans son intégralité 

Résumé des échanges de la table ronde, animée par Jean-Luc Clédy, directeur de L’IUT.

Etaient réunis autour de Mme la ministre, des étudiants en cours de formation ou entrés dans la vie actives (tous issus de formations proposées par notre IUT), des professionnels acteurs l'activité économique locale et régionale, la directrice adjointe de L’IUT représentant l'institut mais aussi ses enseignants.

Structurée en quatre temps, cette table ronde a été l'occasion de revenir en détail sur les éléments essentiels de la réussite des étudiants. :

1- La construction d'une offre de formation adaptée

2- La construction du processus de choix d'une formation par le jeune

3- Le temps de la formation et de l'apprentissage

4- L'après-formation et la vie professionnelle

Au cours de ces échanges, Mme Fioraso a souligné le rôle de prescripeur de L’IUT au sein de l'université : « Il ne s'agit pas de diluer les IUT dans l'université comme c'était parfois un peu la crainte, mais au contraire que les universités s'inspirent des bonnes pratiques et des réussites de l'IUT. Alors vous avez une mission y compris de prescription, de préconisation, à l'intérieur de l'université. ».

Ce fut l'occasion de valoriser les formations dispensées en IUT et en alternance : 

«Nous sommes dans un pays qui aimait et aime encore bien les discours binaires . C'est-à-dire qu'on opposait la formation professionnalisante à l'acquisition de savoirs théoriques. La vie réelle, c'est qu'il faut les deux (…). On a besoin d'acquérir un certain nombre de données théoriques parce que ça donne du recul, ça donne des outils d'analyse, ça permet de formaliser, c'est utile aussi pour l'entreprise, y compris quand il faut faire face à des mutations. Avoir cette faculté d'anticipation, d'analyse, est bien utile, mais on a aussi besoin d'avoir une formation professionnalisante, un comportement, un savoir-être. (...) l'intérêt des formations à l'IUT c'est qu'elles mêlent les deux apprentissages puisqu'on acquière des savoirs théoriques, un certain nombre de connaissances, et qu'en même temps on apprend à se comporter dans une entreprise, on apprend les règles d'une entreprise, le droit du travail dans le cadre de l'alternance, et je crois que c'est extrêmement riche, et c'est ce que nous voulons instaurer dans les universités, au sens large(...). Il faut décloisonner absolument et en finir avec cette approche binaire. J'ai trop entendu dire de façon très docte que les formations en alternance n'auraient pas la même valeur que les formations théoriques. C'est tout à fait faux et d'ailleurs l'insertion professionnelle est grandement facilitée et je crois qu'on est revenu de cette opposition parfois trop facile. Il faut au contraire décloisonner et faire en sorte qu'on ait une offre de formation de cette richesse et de cette diversité là. »

(…)

«  Si nous voulons doubler l'alternance c'est parce que nous pensons qu'un grand nombre de filières sont intéressées par cela. On a l'impression que des filières comme les langues, la sociologie, la psychologie, ne seraient pas concernées mais c'est tout à fait erroné. Aujourd'hui, un diplômé en psychologie trouve une insertion, contrairement à ce qu'on peut penser, mais 9/10 ne seront pas psychologues. Ils travailleront dans la presse, les médias, dans les services de ressources humaines, dans la communication, ou même dans le marketing parce qu'ils peuvent sentir les usages Donc des domaines qui justifient une alternance. (…) On trouve ainsi des associations et des ouvertures qui favorisent l'insertion professionnelle des jeunes que l'on n'aurait pas trouvées si l'alternance ne s'était pas développée et l'alternance ne concerne pas seulement les filières techno et professionnelles, elle concerne un grand nombre de filières. Deuxièmement, elle peut participer à la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur par le salaire. Un jeune en alternance perçoit un salaire. Troisièmement, c'est une innovation pédagogique car on voit des jeunes qui, par l'alternance, reviennent à la formation théorique. Des jeunes qui étaient en échec dans un enseignement tout de même très conceptuel -conception française issue du siècle des lumières et que nous devons conserver, mais il faut aussi diversifier les pédagogies- et qui, par l'alternance ont pu reprendre confiance parce qu'ils ont réussi dans le milieu professionnel en étant encadrés, et qui ensuite sont revenus à un enseignement plus théorique. On voit des jeunes qui décrochent du lycée et qui par l’alternance reviennent, passent un bac et ensuite poursuivent dans des études supérieures.

F.L.

Sce Communication de L’IUT



Université d'Angers