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Témoignages 2013

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Témoignages : Étudiants partis à l'étranger en 2013

Trois étudiants sont partis en Irlande et en Lituanie en stage de fin d'études. Ils nous délivrent ici leurs impressions et témoignent de l'intérêt de poursuivre un cursus Geii dans une université partenaire de l'IUT d'Angers.

Guillaume, 22 ans, DUT2 GEii, Université Technologique de Kaunas

Depuis un bon moment déjà je réfléchissais à la possibilité de faire quelque chose à l'étranger, comme des études ou bien en l'occurrence mon stage, c'est maintenant chose faite ! Cela peut être déroutant pour un étudiant qui n'a jamais eu la possibilité de voyager. C’est faire le choix de se jeter dans l'inconnu sans garde-fou (papa, maman, amis...), de rejeter pour un temps ses attaches, ses repères. Toutes ces petites choses qui font que notre vie est organisée et que nous pouvons nous repérer au quotidien. L'inconnu est plus un défi qu'autre chose. Avant de partir, quatre choix de stage à l'étranger nous ont été proposés, Plymouth en Angleterre, Dundalk en Ecosse, Timisoara en Roumanie et Kaunas en Lituanie. De prime abord, une vie très chère et l’absence d’aide financière pour Plymouth m’ont détourné de l’Angleterre... Je connaissais un ancien GEii qui était allé en Lituanie. Il m'a appris que les sujets de stages qui m'intéressaient (à savoir les réseaux) s'obtenaient en Lituanie, la Roumanie étant davantage spécialisée dans l'électronique. Je suis arrivé à Kaunas par temps sec, -11°C et de la neige partout. Par la suite, les températures sont remontées mais nous avons dû attendre fin avril pour voir la neige disparaître totalement. Et là, ça a été un choc ! En deux semaines, la Lituanie est passée du gris au vert. Tous les arbres ont un feuillage complet et touffu, de l'herbe et des fleurs partout… Des différences culturelles, quand on est un Erasmus, on en voit tous les jours. Cela va de la simple manière de cuisiner à la manière de plaisanter en passant par les activités et hobbies personnels… C’est l’occasion d’entendre des Lituaniens nous parler d'Alizée (la chanteuse), un Sud-Coréen nous dire qu'il a un contrat de mariage pour son retour, entendre un Indien faire sa prière à 8h le dimanche matin alors que tout le monde dort encore, entendre son voisin français lui beugler des noms d'oiseaux pour lui dire de se taire. Discuter mariage civil homosexuel avec un Nigérien qui nous répond que, chez lui, on les lapide et que c'est normal. Devenir un Erasmus, c'est s'exposer à plein de malentendus, d'incompréhensions. En arrivant ici, on se croit tolérant, ouvert d'esprit mais on remet vite en cause ses propres conceptions ! Mon quotidien ? Lever à 8h30, direction la salle de bain, je m'habille, puis je vais au magasin du coin m'acheter cette baguette avec de la sauce pesto à l'intérieur, c'est délicieux, et ça me sert de petit déjeuner. Arrivée au travail vers 9h-9h30. De là, je code ou bien rédige mon rapport technique. Je fais ma veille technique, je lis mes flux et abonnements RSS, twitter, regarde mes mails. Un peu de procrastination sur Facebook parfois. J'ai quatre collègues très sympathiques ; on sort de temps en temps et, le vendredi soir, c'est sauna (l'université où je travaille dispose d'un sauna). Récemment, nous sommes allés à un festival de musique, le RAFES. Ce week-end nous partons pour Tallin, la ville la plus au nord des trois pays baltes. A 100 km par bateau d’Helsinki, en Finlande. On entend dire que Tallin bouge beaucoup, que c'est une ville dynamique, j'ai vraiment hâte d'y être ! En ce qui concerne la nourriture, le plat national se nomme le Celepinai (prononcez Tsépélinou). C'est une énorme boulette de pommes de terre avec un cœur constitué de hachis de bœuf, le tout mariné dans de l'huile… Bon appétit ! Vivre en Lituanie constitue un vrai plus dans mon parcours universitaire, grâce à une immersion linguistique totale car, ici, on parle anglais à tout moment et avec tout le monde. Tous les Lituaniens ne sont pas bilingues, mais la grande majorité d’entre eux s'expriment correctement et avec aisance. C'est sans compter avec tous les Espagnols, Roumains, Indiens, Sud-Coréens, Russes... présents ici dans le cadre d’Erasmus. Cette expérience renforce aussi mon adaptabilité, car ici pas de points de repère, il faut se débrouiller. Courses, forfait de téléphone, linge… Parfois, savoir parler anglais ne suffit pas ! On essaie de trouver des solutions, des "hacks", pour tous les petits problèmes quotidiens et / ou ponctuels. Mais cela vaut le coup car, comme tout le monde le dit, le « côté international » du CV sera un vrai plus face à un recruteur ! N’hésitez pas ! Si vous pouvez partir en Erasmus : faites-le !!! Peu importe votre niveau d'anglais, peu importe qui vous êtes ou ce que vous faites, c’est une expérience à ne manquer sous aucun prétexte !!!

Alexis, 21 ans, DUT2 GEii, Dundalk Institute of Technology, Irlande

 J'ai décidé de partir dans un autre pays car je souhaite depuis plusieurs années avoir une expérience à l'étranger pour me permettre de découvrir une nouvelle culture, un nouveau mode de vie et une nouvelle langue. Mon choix s'est porté sur l'Irlande et plus précisément à l'Institut technologique de Dundalk. C'était la seule université où le sujet de stage m’intéressait (sujet sur les énergies renouvelables). En effet, les autres sujets de stages proposés dans les autres universités étrangères étaient plus orientés vers l’informatique. J’effectue mon stage dans un laboratoire universitaire, mon sujet m'a été donné par le chef du département Électronique et Mécanique. Nous sommes deux pour réaliser le projet. Nous travaillons en binôme. Nous devons concevoir et réaliser un panneau qui reproduit la lumière du soleil afin que les enseignants et étudiants puisse faire des tests sur des panneaux photovoltaïques. Au fil des semaines, nous devons donc effectuer des recherches sur le sujet, puis des simulations et des tests de nos schémas électriques. Je pense que c'est un vrai plus pour ma formation car je continue d'améliorer mes compétences techniques à travers mon stage tout en renforçant mes compétences linguistiques. Je loge dans une cité universitaire où il y a des Irlandais et des étudiant Erasmus. Guillaume, un autre étudiant de l'IUT, et moi vivons dans un appartement avec trois Irlandais. Cette cohabitation nous a permis de progresser en anglais. Lors de mon arrivée dans le pays, j'ai été très surpris par la gentillesse des Irlandais qui sont toujours prêts à aider. Si de futurs étudiants ont le choix de faire leur stage à l'étranger, je leur conseille de le faire car c'est une expérience enrichissante.

Guillaume, 21 ans, DUT2 GEii, Dundalk Institute of Technology, Irlande

L'IUT d'Angers m'a donné l'opportunité d'effectuer mon stage de fin d'année à l'étranger et je l'ai saisie car c'est une chance pour moi de pouvoir mesurer mes capacités à m'adapter dans un environnement différent. C'est aussi une expérience très intéressante. L'IUT possède des partenaires dans de nombreux pays d'Europe. Dans chaque université, le sujet de stage est différent. À l'Institut technologique de Dundalk, le sujet concerne les énergies renouvelables. C’est pourquoi mon choix s’est dirigé vers l’Irlande. Mon objectif est de continuer mes études en école d'ingénieur. À ce titre, le stage est un vrai plus pour progresser en anglais et développer des capacités d’adaptation à un autre pays, à des méthodes de travail différentes, autant de qualités requises pour être ingénieur... Nous sommes deux étudiants de l'IUT d'Angers à effectuer ce stage. Nous travaillons donc en binôme. Nous sommes en charge d'un projet qui nous a été confié par notre maître de stage qui est enseignant. En résumé, nous devons concevoir un soleil artificiel. C'est un panneau de 1m² munie d'environ 800 LEDs puissantes qui doit reproduire l'énergie lumineuse du soleil. Son objectif sera de tester les panneaux photovoltaïques. Nous sommes régulièrement en contact avec notre maître de stage : lorsque nous lui faisons part de l'avancement du projet, lorsque nous avons des commandes de matériels à réaliser, ou encore lorsque nous avons besoin de réponses à un problème que nous n'arrivons pas à résoudre. Nous travaillons dans un laboratoire d'électronique aux côtés d’un technicien qui nous aide au besoin. Par exemple, nous n'avons pas accès au magasin de l'institut : nous devons lui demander d'aller nous chercher le matériel désiré. Je réside sur le campus de l'école. Dans ma résidence, tout un étage est réservé aux étudiants Erasmus. Et c'est peut-être le mauvais point car il y a beaucoup de Français. Pour travailler la langue ce n'est donc pas la meilleure solution. Cependant, je vis avec trois

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